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L’histoire du dessin animé :

Si on le définit comme l’art d’animer les dessins, le dessin animé doit être considéré comme ayant existé bien avant 1895, où se produit la première projection publique du Cinématographe des frères Lumière, qui marque l’invention du cinéma.

Les premières animations datent du 5ème siècle étaient faites par ombre en Asie et plus particulièrement en Chine d’où les « ombres chinoises ».
Le désir de donner du mouvement aux dessins fait naître des spectacles projetés dès le début du 18ème siècle, « spectacles de lanterne magique ». Le procédé le plus courant consiste à recouvrir à des plaques  « à système » qui permettent de faire tourner des rosaces géométriques, ou de faire passer un véhicule devant un décor, ou encore de faire remuer la queue ou tirer la langue aux monstres dessinés.
Plus tard, en Europe, dans les environ du 19ème siècle de nombreux appareils optiques sont inventés. Ces appareils permettent de voir des images animées sans passer par un processus de projection ; le plus connu est le Phénakistiscope du physicien belge Joseph Plateau en 1832, mais il y en a bien d’autre comme le Zootrope de l’Américain Horner ou le Stroboscope, on peut également citer les flip- books des carnets de dessins qui donnent l’illusion du mouvement lorsqu’on les feuillette rapidement et aussi :
Le Thaumatrope inventé en 1825 par un anglais appelé Ayrton et c’est grâce à cet objet que l’on à découvert comment on pouvait donner une illusion ou un mouvement ; d’un coté une cage de l’autre 1 oiseau, il suffit de faire tourner ce disque à vitesse rapide pour que l’on ait l’impression que l’oiseau est dans la cage. En faite cette illusion nous est possible grâce à une particularité de notre œil appelé « LA PERSISTANCE RETINIENNE » qui nous permet de ne pas distinguer des images qui se succèdent à moins de 1/16 de sec.

En 1863, apparaît un système plus moderne « l’animation par fondus enchaînés ». La projection se fait avec une lanterne qui permet le passage d’une image à l’autre sans rupture.
C’est toutefois Emile Reynaud, inventeur du Praxinoscope et du Théâtre optique, qui a le mérite d’avoir, avant les frères Lumière, réalisé la première véritable séance de dessins animés en couleur. Par exemple « Pauvre Pierrot » qui comportait jusqu’à 700 poses successives, tracées, coloriées une part une à la main sur une bande porteuse. Chaque image dessinée correspondait à une phase du mouvement qu’il voulait représenter ; ensuite ces images, reportées sur un long ruban de toile perforée qui se déroulait entre deux bobines, étaient éclairées par une source de lumière et projetées sur un écran. Pour parvenir au dessin animé cinématographique, il ne manquait plus que l’impression photographique de chaque image sur un film.
A la différence du cinéma, qui repose sur la prise de vue continue, c’est en effet la prise de vue image par image qui fonde le cinéma d’animation. En fait ce type de prise de vue fut d’abord employé, dans les débuts du cinéma, comme un procédé de truquage. Toute fois, les premières caméras ne permettant pas une prise image par image, l’inertie de la machine était telle que l’on ne pouvait l’arrêter brutalement, on jouait sur de petits ensembles de six à huit images que l’on retravaillait ensuite au montage. Georges Méliès utilisa ce procédé pour obtenir les effets transformation. Emile Cohl, de son vrai nom Emile Courtet, comprit ce principe de la prise de vue image par image qu’il utilisa pour réaliser le premier dessin animé cinématographique : Fantasmagorie projetée le 19 août 1908 au théâtre du gymnase. Il fut le premier a donné vie à des personnages figés dans un dessin.

C’est alors véritablement l’histoire du dessin animé cinématographique qui commence, à l’aube du 20ème siècle.

Un progrès considérable a été accompli lorsqu’on se mit à peindre les personnages sur des feuilles transparentes de Celluloïd, les; cette technique, brevetée en 1915 aux Etats-Unis, permet de ne pas redessiner à chaque fois le décor et de jouer sur la superposition d’un grand nombre de cellulos en fonction du degré d’animation souhaité pour les éléments représentés.
Walt Disney a conduit ce procédé à la perfection par l’emploi de la caméra multiplane (1937), qui permet des effets de profondeur et donne l’impression de panoramique et de travelling par déplacement du décor ou de la caméra.

Face à ce type d’animation « lourde », qui, nécessitant beaucoup de temps et de travail, on trouve un grand nombre de techniques légères et peu coûteuses. La plus simple consiste à transformer, image par image, des dessins effaçables réalisés au pastel, à la craie ou avec diverses poudres (comme le sel de cuisine). Ou à animer des éléments découpés dans des matières telles que du papier, carton, métal, tissu. Ou encore le travail direct sur la pellicule transparente (préalablement nettoyée de sa gélatine) ou sur pellicules noires (préalablement exposée et développée) : dessin peinture et grattage. Cette technique utilisée vers 1943 (direct sur pellicules) offre de meilleurs résultats esthétiques.

L’animation tridimensionnelle est basée sur le fait que, tout objet en trois dimensions est susceptible d’être animé image par image. Une Technique originale est celle des sujets en glaise ou en patte a modelé; le décor peut être réalisé dan la même matière. On peut cité par exemple « Wallace et Gromit » et plus récemment « Chicken run » de Dreamworks. Il est possible de réaliser une mini animation avec une personne à l’aide de cette technique, il suffit de fixer chaque phase du mouvement pendant que les acteurs se figent dans une position, le temps de la prise de vues, et prennent une position légèrement différente à la prise de vue suivante. C’est ce qu’on appelle la « pixilation » ou la « stop motion » animation.

Sinon il est aussi possible de mélanger dessin animé et cinéma dans un long métrage. Cela relevai à l’époque de la prouesse technique en 1988 avec « qui veut la peau de Roger Rabbit ? », de Robert Zemeckis. Pourtant cette méthode date de 1919 avec « les comédies d’Alice » par Walt Disney, plus tard encore Mary Poppins et ses pinguins-serveurs (du même Walt Disney en 1964). Cette technique est de plus en plus rependu récemment il est sorti « space jam » des studios Walt disney.

Mais c’est véritablement, la production d’images animées avec l’assistance d’un ordinateur qui prend le relais. Cette technique permet de confier à des machines les multiples taches nécessaire à la fabrication d’un dessin animé traditionnel : le traçage le coloriage, l’exécution des dessins intermédiaires. Peter Foldès fût le premier à utiliser cette techniques afin de crée une transformation d’images. Toutefois on ne peut comparer l’animation assistée par ordinateur et la production d’images de synthèses. Certes, ce dernier procédé aide à l’automatisation de l’animation, mais son ambition est bien plus grande : il s’agit de rien moins que de créer un monde à partir d’un codage numérique (ce qu’on appelle la simulation). D’un point de vue technique, la génération d’images par ordinateur n’a plus rien à voir avec la photographie, le cinéma ou la vidéo ; elle n’est pas le résultat d’une prise de vues d’un objet réel, mais celui d’un traitement point par point opéré dans un langage numérique sans la relation avec ce qui est donné à voir.

Aujourd’hui presque tous les dessins animés sont fait par images de synthèses (ex : l’age de glace, Toy’s story.) ou avec assistance d’un ordinateur (ex : la planète au trésor, la série Totaly Spice (diffusée sur TF1)…).

Même si le dessin animé n’est plus ce qu’il était à ses débuts grâce au génie de notre génération les dessins animés sont toujours autant répandus et sont toujours réaliser d’après les mêmes techniques.

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